bienvenue sur le blog de Par4chemins
welcome to this blog
voilà un petit lien avec un article publié tout récemment par monsieur J. Attali:
14 novembre 2007
Les derniers à comprendre La consommation payante de musique enregistrée continue de s’effondrer : elle a baissé de 20% dans les 9 premiers mois de 2007, et de moitié en cinq ans. Pour y répondre, l’industrie du disque vient d’obtenir du Sénat le vote d’une disposition particulièrement liberticide : au cours de la discussion de l’article 32 d’une loi de lutte contre la contrefaçon, il a été décidé , sans opposition sérieuse de quiconque, que tous les « organismes de défense professionnelle » (et non plus comme dans le texte de l’Assemblée nationale les « organismes professionnels d’auteurs ») seront autorisés à dénoncer au juge les internautes suspectés de pratiquer le téléchargement d’œuvres protégées par le droit d’auteur ; aucune distinction n’est faite entre celui qui télécharge des œuvres pour les revendre, et celui qui télécharge dans un but non-lucratif. Ces « organismes de défense professionnelle », telle l’ALPA (Association de Lutte Contre la Piraterie Audiovisuelle), dirigées par des industriels, fonctionnent le plus souvent sur dénonciation. S’il n’était pas modifiée , ce texte institutionnaliserait ainsi un devoir de délation ; il menacerait de violer les articles 12 (« Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance ») et 27 (« Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent ») de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et les professionnels, dans leur bataille d’arrière-garde, ne se contenteront pas de cette première victoire : ils souhaitent en plus que soient pénalement réprimés les internautes qui refuseraient de mettre en place volontairement sur leur ordinateur un système de filtrage qui serait fourni par les fournisseurs d'accès. L’industrie de la musique ne pourra pas survivre en défendant ainsi des droits technologiquement dépassés. Il lui faut avoir le courage de répartir tout autrement les formidables profits qui surgissent dans les métiers nouveaux d’internet et dans le spectacle vivant, vrai vainqueur de cette gratuité virtuelle : les fabricants et vendeurs de CD seront sans doute les derniers à comprendre que plus le virtuel est gratuit, plus le réel prend de la valeur.
http://blogs.lexpress.fr/attali/
here is just a little start,
more to come very very soon...
feel free to add some comments...
voilà un petit lien avec un article publié tout récemment par monsieur J. Attali:
14 novembre 2007
Les derniers à comprendre La consommation payante de musique enregistrée continue de s’effondrer : elle a baissé de 20% dans les 9 premiers mois de 2007, et de moitié en cinq ans. Pour y répondre, l’industrie du disque vient d’obtenir du Sénat le vote d’une disposition particulièrement liberticide : au cours de la discussion de l’article 32 d’une loi de lutte contre la contrefaçon, il a été décidé , sans opposition sérieuse de quiconque, que tous les « organismes de défense professionnelle » (et non plus comme dans le texte de l’Assemblée nationale les « organismes professionnels d’auteurs ») seront autorisés à dénoncer au juge les internautes suspectés de pratiquer le téléchargement d’œuvres protégées par le droit d’auteur ; aucune distinction n’est faite entre celui qui télécharge des œuvres pour les revendre, et celui qui télécharge dans un but non-lucratif. Ces « organismes de défense professionnelle », telle l’ALPA (Association de Lutte Contre la Piraterie Audiovisuelle), dirigées par des industriels, fonctionnent le plus souvent sur dénonciation. S’il n’était pas modifiée , ce texte institutionnaliserait ainsi un devoir de délation ; il menacerait de violer les articles 12 (« Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance ») et 27 (« Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent ») de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et les professionnels, dans leur bataille d’arrière-garde, ne se contenteront pas de cette première victoire : ils souhaitent en plus que soient pénalement réprimés les internautes qui refuseraient de mettre en place volontairement sur leur ordinateur un système de filtrage qui serait fourni par les fournisseurs d'accès. L’industrie de la musique ne pourra pas survivre en défendant ainsi des droits technologiquement dépassés. Il lui faut avoir le courage de répartir tout autrement les formidables profits qui surgissent dans les métiers nouveaux d’internet et dans le spectacle vivant, vrai vainqueur de cette gratuité virtuelle : les fabricants et vendeurs de CD seront sans doute les derniers à comprendre que plus le virtuel est gratuit, plus le réel prend de la valeur.
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